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Celui-ci est suivi, non pas du mot Antre (="entrée" en français), mais de l'article défini an et de Treizh, comme le montrent les prononciations et les formes anciennes du nom.
Treizh désigne un passage, un lieu de traverse. Il fait souvent référence à un lieu où l'on pouvait prendre le bac pour passer d'une rive à l'autre sur un cours d’eau. C’est également ce mot Treizh qui se cache derrière Tre- dans le lieu-dit voisin Trefavenn, côté Lorient.
Forme correcte : Kerantreizh
Il adoucit l'initiale du composant suivant Kreiz en -Greiz. Ce dernier veut dire "médian, central". Le nom se retrouve dans Lann Gergreiz aussi. Lann désigne une lande, c'est-à-dire zone peu propice à la culture, où pousse l’ajonc.
...ou de fosse (cf. la forme francisée Le Fossé au XVIIe siècle pour ce nom). La forme recueillie à l'oral auprès de bretonnants confirme la présence en tête de l'article breton Ar.
Forme correcte : Ar Foñs
...un terrain pauvre où pousse l’ajonc, qui se dit lande également en breton. Le terme provoque la mutation du second terme, à savoir Kazeg, qui signifie en général jument, même si en toponymie la référence à une pierre remarquable n'est pas à exclure.
Le ou les éléments suivants sont incertains. De prime abord, il pourrait s'agir d'une variante de Halegenn, dérivé de Haleg qui désigne les saules. Cependant, la variante du nom d'homme Halegen est tout à fait envisageable. Ce nom attesté au IXe siècle par ailleurs, est formé sur Hael qui veut dire "noble, généreux". Forme correcte : Keraligen
Le breton Log (Lok- en composition devant une consonne) désigne un "lieu consacré", qui a supplanté (avec Saint) le terme Lann à partir du Xe siècle. Il est très souvent associé à un nom de saint celtique ou au Christ (Lokrist), voire à la Sainte Vierge (Lokmaria). En l'occurence, il s'agit de Gwennael, successeur de Saint Gwennole à la tête de l'abbaye de Landévennec, qui après s'être rendu outre-Manche, serait revenu dans le Pays Vannetais. Forme correcte : Nokunel
Il se présente avec l'article Ar en tête qui adoucit l'initiale K en G de Kozhkêr. Ce dernier associe Kozh, "vieux, ancien" à Kêr qui veut dire "village, lieu habité".
...à notre disposition, le mot Toull (quoiqu'une forme ancienne pourrait suggérer la présence antérieure de Tal, "près de") qui peut désigner un trou ou une entrée. Le second est la forme mutée -c'hoed du mot Koed, qui signifie "bois", dans le sens de petite forêt. Forme correcte : Toulc'hoed.
...comme le suggèrent d'autres formes écrites. Skarzh doit sans doute faire référence à un lieu d'évacuation, de vidange, à une fosse, à lier peut-être à l'activité navale au sein de l'arsenal.
...conduisent à la forme correcte Kergilhe. D’emblée, on pense à la présence de Kêr, "village, lieu habité" en tête. Suivant les sources, le second élément Kilhe pourrait être une forme évoluée du nom d’homme Killae ou la forme réduite de Kilhore, muté à l’initiale en G- en raison du premier composant. Ce nom se retrouverait dans le nom voisin *"Kogilhe", peut-être formé avec le mot Kozh… Les éléments à notre disposition sur l’origine de ces deux noms sont assez disparates et contradictoires.
...Comme le montrent les données à disposition. Rohu peut être soit la forme évoluée de Roc'h, "roche, rocher", et de la forme évoluée de Du, "noire". Cependant, un pluriel local de Roc'hoù (de Roc’h + -où) n’est pas à exclure. Dans certains cas, Rohu peut découler de Rodoez/Roudour, "gué" mais cette forme ne correspond pas à celle que l’on connait dans cette partie du domaine bretonnant.